Articles avec le tag ‘Soutine’
Les peintres et la musique
Comme la peinture, la musique est un Art, et les peintres l’apprécient à sa juste valeur, qu’ils pratiquent ou pas. En tout cas la musique apparaît dans leur peinture en général sous la forme d’une instrument. Au 17ème siècle le peintre Baschenis musicien lui même représente une « nature morte musicale » où ne figurent que des instruments, harmonie visuelle, dimension symbolique.

photo Françoise Pateyron « rosace »
Au 20ème siècle les cubistes vont interpréter à leur manière ces natures mortes musicales. Selon la langue d’un pays les mots prennent des connotations différentes. Alors que les français parlent de « natures mortes », les anglais disent « still alive », c’est à dire » toujours vivant ». Insérer de la musique dans la toile c’est insérer du rythme, de la vibration,comme le fait Paul Klee qui fut également violoniste. Les instruments à cordes, le piano, le violon, les mandolines diverses et variées sont largement représentées en peinture.
Ingres hésita entre la carrière de violoniste et celle de peintre( le célèbre violon d’Ingres). Parmi tous les peintres qui ont peint des violons citons entre autres Ingres donc, Matisse, Dufy, Braque, Soutine, Juan Gris. Pour la guitare citons Picasso, pour le violoncelle Gauguin, Suzanne Valadon, Fernand Léger, Kandinsky. Pour les mandolines: Le Caravage, Delacroix, Vermeer, et pour le piano citons Dali, Degas, Cézanne, Van Gogh, Renoir, Manet. Quand à Nicolas de Staël il peint de véritables orchestres, ainsi que Kandinsky. Musique et peinture, deux Arts extraordinaires qui se complètent et nous enrichissent.
Photo: Françoise Pateyron
Modigliani à Madrid
Une exposition « Modigliani et son époque » a lieu jusqu’au 18 mai 2008 à Madrid en Espagne au Musée Thyssen-Bornemisza et à la Fondation Caja. Les expostions retracent la démarche artisitique de Modigliani conjointement avec d’autres artistes et amis du Montparnasse de cette époque, comme Picasso, Soutine, Brancusi, Chagall, Foujita. Modigliani peindra surtout des portraits, des nus, peu de paysages. Il sculptera aussi, mais des soucis respiratoires l’obligeront à renoncer à la sculpture africaine qu’ilaimait tant. Emporté par la tuberculose et l’alcool il sera toujours resté très indépendant dans sa peinture, emblèmatique de l’Art Moderne.

photographie de Modigliani, Picasso et André Salmon par Jean Cocteau(1914)
Foujita, peintre japonais
D’origine japonaise, le peintre Foujita (1888-1968) ,d’un naturel curieux et sociable, très attiré par l’Europe, arrive à Paris en 1913 et se lie, entre autres, avec Picasso, Man Ray, Apollinaire, Soutine. C’est à Paris qu’il va se dévoiler insolite, différent et libre. Il peint des nus, de portraits, des chats, des paysages (la Bretagne l’enchante) avec une grande délicatesse. Il conjugue avec grâce et poésie la modernité de l’Occident et de l’Orient. Il peint, grave, illustre des livres, décore des murs. C’est surtout sa technique du » nyuhakushoku » ( un blanc couleur de craie )qui est singulière et qu’il tenait secrète. Sur des fonds blancs peints à l ‘huile il dessine comme sur le papier, ce qui donne un fort contraste avec le noir intense de l’encre de Chine. Cette technique est visible sur quatre tableaux gigantesques de Foujita qui seront exposés au domaine de Chamarande dans l’Essone près de Paris ,du 28 octobre 2007 au 03 février 2OO8.

Tableau de foujita » le café »